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La santé pour tous !

Il est évident que les parents communiquent avec les enfants et par moment ils leur disent des choses blessantes. D’ailleurs, ceci contribue au développement des enfants et il est tout à fait normal que ces derniers réagissent aux remarques de leurs parents !

 Dr Matt Woolgar de l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurosciences du King’s College de Londres explique que dans une famille de trois enfants, un ou deux enfants peut réagir normalement aux commentaires des parents tandis que le troisième enfant peut être extrêmement blessé par le même commentaire. Malgré qu’une fratrie ait grandit dans le même environnement, chacun  est réceptif aux propos des parents d’une façon différente de l’autre. On distingue alors deux types d’enfants en fonction de leur degré de sensibilité, les enfants pissenlits et les enfants orchidées

Les enfants pissenlits et les enfants orchidées :

Dr Megan Gunnar, un expert en développement de l’enfant à Stanford University, explique que les enfants pissenlits sont neuro-biologiquement moins sensibles et prospéreront dans des foyers favorables ou pas. Au contraire, les enfants orchidées prospèrent seulement quand ils sont dans des environnements favorables. En revanche, s’ils sont défavorables l’enfant développera des troubles de comportement notamment agressivité, cruauté envers les animaux.

Cette référence aux fleurs est relative à sa résistance dans son milieu de développement, l’orchidée par exemple éclot dans un environnement bien spécifique mais fane dans des conditions inadéquates.  Par ailleurs, le pissenlit peut pousser n’importe où, et s’adapte même dans des conditions austères.

Mais comment un parent peut-il dire si son enfant est particulièrement sensible ? L’un des devoirs d’un parent est d’écouter son enfant et pouvoir le comprendre, la réaction d’un enfant par rapport à un comportement parental peut ne pas être immédiate. Dr Woolgar explique que son fils de trois ans répète parfois les commentaires qu’il lui a faits une semaine plus tôt.

Les parents doivent donc être attentifs pour pouvoir remarquer toute réaction positive ou négative de l’enfant. La difficulté que les parents peuvent rencontrer c’est de pouvoir comprendre et s’adapter à des enfants de plusieurs âges, car un enfant de quatre ans ne comprendra probablement pas l’ironie ou le sarcasme de la même manière qu’un enfant de 10 ans.

Mais les experts sont convaincus que les enfants ne sont psychologiquement traumatisés que s’ils sont soumis à des expériences de stress significatives et prolongées.
Par conséquent, les parents qui soutiennent, accompagnent et expriment l’amour à leurs enfants sont très peu susceptibles de causer du mal avec des phrases désinvoltes.

Comment intervenir face à un enfant sensible ? Que l’enfant soit sensible ou hypersensible, ce n’est pas un trouble psychologique, c’est une manière d’être qui fait de lui un enfant qui se vexe pour un rien et qui a la larme facile. Ce genre d’enfant a une prédisposition dès la naissance à être hypersensible, les causes sont multiples : génétiques, circonstances de grossesse, entourage familial ou relation avec les parents. Pour les aider, mieux vaut prêter attention à leurs émotions et en favoriser l’expression.

L’encourager à exprimer ses émotions : La peur, la colère et la joie font partie des émotions que les bébés expriment en premier, mais vers l’âge de 30 mois, les enfants commencent à exprimer des émotions en fonction de la façon dont ils se perçoivent. Ils peuvent se sentir gênés, coupables ou fiers, d’où la responsabilité des parents :

- Offrez votre soutien à votre enfant, câlinez-le et prenez-en soin. Cela permettra de solidifier le lien qui existe entre vous. Par exemple, quand votre enfant vous fait un câlin, prenez aussi le temps de lui en faire un.

- Aidez votre enfant à comprendre les émotions en les nommant. Par exemple : « Je suis très contente quand tu me souris », ou « c’est normal que tu sois frustré, je comprends que tu pleures »

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