Certaines questions, pourtant anodines en apparence, peuvent provoquer un léger malaise.
« Tu fais quoi aujourd’hui ? » en fait partie. Bien souvent posée avec de bonnes intentions, elle peut néanmoins être perçue comme une intrusion dans la sphère personnelle.
Selon Christian Richomme, cette question peut activer une pression sociale implicite : celle d’être occupé, utile ou productif.
La personne interrogée peut alors ressentir le besoin de se justifier, comme si son emploi du temps devait être validé.
Cette formulation peut aussi créer une fausse impression de connexion.
On s’intéresse davantage à l’agenda qu’à l’état émotionnel réel. Dans une société où l’oisiveté est encore mal perçue, répondre « rien » peut susciter gêne ou culpabilité, alors que le repos est essentiel à l’équilibre psychique.
Plutôt que de sonder l’emploi du temps, il est souvent plus juste de s’intéresser à ce que l’autre ressent.
Les échanges les plus nourrissants reposent sur l’émotion partagée, bien plus que sur la liste des choses à faire.