Misophonie : 10 bruits du quotidien qui peuvent devenir insupportables
Un bruit banal pour l’un peut provoquer une véritable détresse chez une personne misophone.

La misophonie correspond à une tolérance réduite à certains sons précis. Ceux-ci peuvent déclencher de l’irritation, du dégoût, de l’anxiété ou une forte tension physique. Leur volume n’est pas nécessairement élevé : leur nature et leur contexte comptent aussi.
Les déclencheurs varient selon les personnes et peuvent évoluer. Voici dix exemples rapportés, sans ordre de fréquence : cette liste ne permet pas de poser un diagnostic.
1. Les bruits de mastication
Mâcher, croquer ou manger la bouche ouverte peut déclencher une réaction intense chez certaines personnes. Un repas pourtant convivial devient alors difficile à vivre. Cela ne signifie pas qu’elles rejettent les personnes présentes à table.
2. Les claquements de lèvres
Le bruit des lèvres qui se décollent, pendant un repas ou une conversation, peut retenir toute l’attention. Même discret, ce son peut être éprouvant. La gêne ne dépend donc pas uniquement de ce que les autres entendent.
3. Les gorgées bruyantes
Aspirer une boisson, boire une soupe ou déglutir peut constituer un déclencheur. Certaines personnes réagissent à un bruit très précis plutôt qu’à l’ensemble du repas. Deux sons proches ne provoquent pas forcément la même réponse.
4. Les reniflements répétés
Un reniflement qui revient régulièrement peut devenir difficile à ignorer, notamment dans un espace partagé. Le bruit peut être involontaire, par exemple lors d’un rhume. Reconnaître cette réalité n’annule pas la détresse de la personne qui l’entend.
5. Certains bruits de respiration
Une respiration audible, un souffle nasal ou des ronflements peuvent figurer parmi les déclencheurs. Toutes les personnes misophones n’y réagissent pas. La proximité et la situation peuvent également modifier la manière dont le son est vécu.
6. Les raclements de gorge
Tousser ou se racler la gorge peut provoquer de l’inconfort chez certaines personnes concernées. Ces bruits ne sont pas nécessairement contrôlables. Chercher ensemble un aménagement est plus constructif que d’attribuer une mauvaise intention à l’autre.
7. Les clics de stylo
Actionner un stylo à répétition peut sembler anodin pour celui qui le fait. Pour une autre personne, ce bruit peut devenir particulièrement envahissant. Un geste discret permettant de signaler la gêne peut faciliter les échanges.
8. Les tapotements et le clavier
Des doigts sur une table, un pied qui tape ou certaines frappes de clavier peuvent perturber la concentration. Tous les bruits répétitifs ne sont pas des déclencheurs pour autant. Il faut demander à chacun ce qui le gêne réellement.
9. Les froissements d’emballages
Du papier ou un sachet plastique manipulé de façon répétée peut susciter une réaction. Ces déclencheurs montrent que la misophonie ne concerne pas seulement les sons du corps. Leur présence varie d’une personne à l’autre.
10. Les petits bruits mécaniques
Le tic-tac d’une horloge ou certains cliquetis peuvent également être difficiles à supporter. Le caractère répétitif du bruit peut compter davantage que son volume. Un son toléré par l’entourage peut donc rester éprouvant pour la personne concernée.
Lorsque ces réactions perturbent les repas, le travail ou les relations, en parler à un professionnel de santé peut aider. Un accompagnement adapté peut être proposé ; les recherches sur les traitements continuent, avec notamment des résultats encourageants pour certaines approches cognitives et comportementales.
